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Air Tanzania a temporairement suspendu ses vols vers Moscou. La compagnie invoque des risques liés à la sécurité aérienne. Cette décision intervient après une évaluation de la situation dans le ciel russe.
L’Ukraine a, de son côté, averti que ses attaques nocturnes de drones rendent certaines zones de l’espace aérien russe dangereuses. Ces alertes surviennent alors que Moscou se prépare à accueillir le troisième sommet Russie-Afrique.
Prévu les 28 et 29 octobre 2026, le rendez-vous doit réunir plusieurs chefs d’État africains. Des délégations officielles sont également attendues dans la capitale russe.

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ToggleDepuis plusieurs jours, les aéroports moscovites connaissent des perturbations liées aux alertes aux drones. Les fermetures temporaires provoquent des retards importants et des annulations de vols.
Vnukovo, l’un des principaux aéroports de Moscou, est notamment concerné. C’est aussi l’aéroport utilisé par Air Tanzania pour sa liaison avec la capitale russe.
Certaines compagnies étrangères ont déjà adapté leurs programmes. D’autres ont suspendu temporairement certaines liaisons.
Cette situation pose une question simple : peut-on considérer l’espace aérien russe comme pleinement sûr dans le contexte actuel ?
Pour les délégations officielles, le problème dépasse la simple perturbation des vols commerciaux.
Un avion transportant un chef d’État peut être retardé ou dérouté. Il peut aussi rester au sol à la suite d’une alerte. Un aéroport peut également fermer sans préavis.
La présence de drones et l’activité des systèmes de défense antiaérienne ajoutent une autre source de risque. Même sans attaque directe, une erreur d’identification peut avoir des conséquences graves.
Les avions officiels bénéficient certes de dispositifs particuliers. Ils peuvent aussi recevoir un traitement prioritaire. Mais ces mesures ne suppriment pas les risques liés à un environnement de guerre.
La suspension décidée par Air Tanzania constitue un signal. Une compagnie commerciale estime nécessaire de réévaluer les conditions de sécurité d’une liaison vers Moscou.
Cette décision devrait au moins interpeller les gouvernements africains. La question mérite d’être posée avant le sommet d’octobre.
Faut-il envoyer plusieurs chefs d’État et d’importantes délégations dans une capitale régulièrement confrontée aux alertes de drones ?
Le débat ne porte pas sur l’opportunité du dialogue avec Moscou. Il concerne la sécurité des dirigeants africains.
La participation au sommet Russie-Afrique représente un choix diplomatique important. Elle ne devrait toutefois pas conduire à minimiser les risques sécuritaires.
Les États disposent encore de temps pour évaluer la situation. Ils peuvent aussi demander des garanties précises aux autorités russes.
La sécurité des chefs d’État doit rester la priorité. Aucun calendrier diplomatique ne devrait conduire à prendre un risque évitable.
La prudence ne signifie pas renoncer au dialogue. Elle consiste à s’assurer que ce dialogue peut se tenir dans des conditions acceptables de sécurité.
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