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Moscou en panne de soldats : le paradoxe africain de la Russie

Trois semaines avant le sommet Russie-Afrique, Tsentr-2026 expose les limites de la puissance militaire russe. Effectifs réduits, partenaires étrangers largement
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Trois semaines avant le sommet Russie-Afrique, Tsentr-2026 expose les limites de la puissance militaire russe. Effectifs réduits, partenaires étrangers largement absents et démonstration technologique embarrassante : la vitrine de Moscou a pris des airs de déconvenue.

Une vitrine militaire presque vide

Moscou voulait afficher sa puissance. Le résultat a surtout montré ses difficultés. Après les gigantesques manœuvres de 2019, Tsentr-2026 a réuni officiellement 47 000 participants. Mais ce chiffre inclurait aussi des personnels non militaires.

Sur le terrain, les effectifs russes auraient été nettement inférieurs. La démonstration finale, soigneusement mise en scène, n’a pas suffi à masquer les absences. Même le T-72B3M présenté comme un char robotisé a connu un sérieux raté : après une perte de liaison, un militaire a dû prendre les commandes. Le blindé s’est ensuite enlisé.

55 invités, six contingents

La Russie avait convié 55 pays. Seuls six auraient envoyé des soldats, pour environ 500 militaires étrangers. Aucun contingent africain n’a participé aux manœuvres.

Ce désintérêt interpelle à quelques jours du sommet Russie-Afrique des 28 et 29 octobre. Moscou veut y vendre son modèle sécuritaire, mais sa propre démonstration militaire peine à séduire ses partenaires.

Pour les exercices, l’Afrique absente ; pour la guerre, elle est sollicitée

Le contraste devient plus troublant avec le recrutement de combattants africains. Selon plusieurs enquêtes, des milliers de ressortissants du continent ont rejoint les rangs russes depuis le début de la guerre en Ukraine, parfois après avoir été attirés par des offres d’emploi.

Le paradoxe est saisissant : Moscou peine à mobiliser des partenaires africains pour ses exercices, mais trouve des recrues africaines pour ses fronts.

À trois semaines du sommet, la question devient incontournable : que reste-t-il de la promesse de puissance russe ? Une armée confrontée à la guerre, des démonstrations qui tournent court et des partenaires africains davantage sollicités comme réservoir de combattants que comme véritables alliés militaires.

À Moscou, l’Afrique sera invitée à parler partenariat. Tsentr-2026 rappelle pourtant que le prix de ce partenariat pourrait être beaucoup plus lourd que prévu.

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