
selon plusieurs témoignages recueillis sur place, alors que les tirs se poursuivent depuis la nuit autour de points stratégiques de la capitale, notamment le palais présidentiel et le complexe aéroportuaire, les recoupement d’informations concours à confirmer la thèse d’une tentative de coup d’état.

« Je suis allé chercher du crédit pour mon téléphone. J’ai vu un véhicule militaire qui se dirigeait vers la base et qui a dû faire demi-tour. Les armes qu’on entend, ce ne sont pas des armes que des terroristes à moto peuvent transporter. Les combats continuent sans arrêt depuis la nuit. »
Ce type de récit, qui insiste sur la nature des armements et sur des mouvements de véhicules militaires en ville, nourrit l’idée d’un affrontement interne plutôt que d’une simple incursion jihadiste. La presse et les autorités proches de la junte continuent toutefois, pour l’instant, de privilégier l’hypothèse d’une attaque terroriste. Aucun communiqué officiel consolidé n’a encore tranché.
Si l’hypothèse d’un coup d’État venait à être avérée, ce ne serait pas une énorme surprise. Depuis le putsch de juillet 2023, la situation sécuritaire et économique du Niger n’a cessé de se dégrader, malgré les promesses de rétablissement de l’ordre et l’arrivée de nouveaux partenaires, notamment russes. Les groupes armés ont poursuivi leurs opérations, jusqu’à frapper à plusieurs reprises l’aéroport de Niamey et la Base 101 en 2026. Sur le plan économique, la pauvreté demeure élevée et les tensions autour des ressources n’ont pas disparu. L’écart entre les discours de souveraineté et les résultats concrets a alimenté des frustrations croissantes, y compris au sein de l’appareil sécuritaire.
Dans ce contexte, une crise interne à Niamey apparaissait de plus en plus probable. Les événements de cette nuit s’inscrivent dans cette logique, même s’il est encore trop tôt pour conclure de manière définitive.
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