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Pêcheries illégales : la pression chinoise menace les ressources du Golfe de Guinée

La pêche illégale chinoise dans le Golfe de Guinée accentue la raréfaction des ressources halieutiques. Au Sénégal, au Ghana et
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La pêche illégale chinoise dans le Golfe de Guinée accentue la raréfaction des ressources halieutiques. Au Sénégal, au Ghana et au Cameroun, l’implication d’intérêts chinois dans les flottes nationales complique le contrôle des activités de pêche et fragilise les communautés côtières.

Une présence chinoise difficile à mesurer

En 2024, 192 navires chinois liés à l’exploitation halieutique ont été identifiés au large des côtes africaines. Mais ce chiffre ne reflète pas toute leur présence. Le « flagging-in » permet notamment à certains intérêts étrangers d’exploiter les ressources sous pavillon africain.

Au Sénégal, 90 navires chinois représentent 31,36 % de la flotte étrangère recensée. Au Ghana, l’ODI a identifié 107 navires liés à des intérêts chinois sous pavillon ghanéen. Selon l’EJF, des intérêts chinois contrôleraient environ 90 % de la flotte chalutière du pays. Au Cameroun, 107 des 171 navires à propriété étrangère identifiés seraient liés à des intérêts chinois.

Des populations face à la raréfaction

La pression sur les ressources affecte directement les pêcheurs artisanaux. Au Sénégal, 88 % d’entre eux déclarent observer fréquemment des chalutiers de fond dans ou autour de leurs zones de pêche. Le poisson représente par ailleurs 7,9 % des apports alimentaires du pays.

Les conséquences sont aussi économiques et environnementales. La baisse des captures réduit les revenus et les emplois, tandis que le chalutage de fond dégrade les écosystèmes marins.

Le coût des défaillances

La pêche illicite, non déclarée et non réglementée coûte environ 11,2 milliards de dollars par an à l’Afrique, dont 9,4 milliards en Afrique de l’Ouest. Au Ghana, les pertes atteindraient 14,4 à 23,7 millions de dollars annuels. Au Nigeria, elles sont estimées à 70 millions.

Derrière ces chiffres se pose une question de souveraineté : comment protéger durablement les ressources lorsque les contrôles restent insuffisants ?

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