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Les armes russes au Mali pourraient-elles se retrouver entre les mains des groupes djihadistes ? La chute du camp de Dioura relance cette question, après la récupération présumée d’importants équipements militaires par le JNIM.
Le 10 septembre 2026, le camp militaire de Dioura, dans le centre du Mali, a été attaqué par le JNIM, affilié à Al-Qaïda. Selon des sources citées par l’AFP, au moins 100 militaires maliens et cinq membres d’Africa Corps ont été tués. Le JNIM revendique, lui, 150 morts et 93 soldats capturés. Ces chiffres restent difficiles à vérifier indépendamment.

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ToggleAprès l’assaut, le groupe armé a diffusé des images montrant des armes, des munitions, des véhicules et différents équipements militaires. Des sources rapportent que plusieurs matériels abandonnés auraient été récupérés. L’ampleur exacte du butin reste toutefois incertaine.
Le phénomène n’est pas totalement nouveau. À Anéfis, dans le nord du pays, les combats de juillet ont également permis aux groupes armés de s’emparer de matériels. Un BTR-80 d’origine russe a notamment été utilisé par les combattants lors des affrontements autour de la localité.
Ces pertes posent une question stratégique pour Bamako et ses partenaires russes. Chaque position abandonnée peut entraîner la perte d’hommes, mais aussi d’armes et de véhicules ensuite réutilisables par l’adversaire.
Après Wagner, Africa Corps accompagne désormais les forces maliennes. Pourtant, les groupes armés continuent de mener des offensives importantes. L’attaque de Dioura illustre ainsi une difficulté majeure : conserver le contrôle des positions militaires dans un conflit où le matériel capturé peut devenir une nouvelle ressource pour l’adversaire.
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