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Le remaniement gouvernemental au Niger intervient quatre jours après le changement à la tête de l’armée, dans un contexte marqué par la mutinerie de fin août.
Quatre jours après avoir remanié le commandement militaire, Abdourahamane Tiani touche au gouvernement. Le 15 septembre, quatre ministres changent de portefeuille : Agriculture, Énergie, Refondation et Communication.
Deux officiers rejoignent le nouvel exécutif. Parmi eux, le lieutenant-colonel Seyni Alzouma prend l’Énergie, un secteur stratégique. Le colonel Bilaly Elhadj Gambobo hérite de l’Agriculture et de l’Élevage. Abdourahamane Oumarou devient ministre de la Refondation, tandis que Hamani Kargne prend la Communication.
Ce remaniement intervient moins de trois semaines après la mutinerie des 28 et 29 août à Niamey. Depuis cette crise interne, Tiani multiplie les changements dans les secteurs sensibles.
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ToggleLe mouvement dépasse le gouvernement. Le 16 septembre, le chef de la junte nomme également de nouveaux responsables dans plusieurs structures liées au numérique, aux télécommunications et à l’électricité.
En quelques jours, l’armée, le gouvernement et plusieurs institutions stratégiques changent donc de responsables.

Le changement à la Communication intervient après l’adoption, le 10 septembre, de nouveaux textes sur les médias. Le gouvernement invoque notamment la lutte contre la désinformation, la sécurité nationale et la « souveraineté informationnelle ».
Cette succession de décisions intervient dans un contexte particulier. La mutinerie d’août a montré que les fragilités du pouvoir pouvaient aussi venir de l’intérieur de l’appareil sécuritaire.
Depuis, Tiani réorganise plusieurs centres névralgiques. Une question demeure : jusqu’où ira ce resserrement du dispositif autour du pouvoir ?
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